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Sport International

WRT et Tréluyer font briller Audi dans une Dream Race très réussie

26 novembre 2019

Le moment était historique, car il matérialisait le premier aboutissement d’un projet à long terme. Le rapprochement voulu à la fois par les promoteurs du Super GT japonais et les dirigeants du DTM s’est concrétisé ce week-end à Fuji lors de l’épreuve « Super GT x DTM Dream Race ». 

Grâce au règlement technique « Class One », qui passe notamment par l’introduction des moteurs 2.0 turbo en DTM depuis cette année, les deux championnats affichent aujourd’hui de belles similitudes. Ce qui devrait permettre – à terme – de voir le nombre de constructeurs augmenter chez l’un comme chez l’autre dans les prochaines années si les voitures du DTM deviennent éligibles en Super GT… et inversement.

Officiellement impliqué en DTM sans interruption depuis 2004, Audi Sport ne peut évidemment être qu’enthousiaste face à un tel projet. La marque aux anneaux avait donc décidé d’engager pas moins de quatre RS 5 DTM au pied du Mont Fuji pour y affronter les trois marques japonaises et l’autre constructeur allemand du DTM.

Après un premier aperçu à Hockenheim, avec trois voitures japonaises intégrant les rangs de la finale du DTM, cette course hors-championnat marquait un pas de plus avec pas moins de 22 bolides – et cinq marques différentes – sur la grille de départ.

Le mix fut plutôt convaincant avec un Loïc Duval, qui retrouvait avec joie le Japon, signant d’emblée le deuxième temps de la première séance qualificative, disputée sur une piste humide. En course, c’est toutefois un autre ex-exilé japonais qui allait faire sensation : engagé par le WRT Team Audi Sport (avec le soutien d’Audi Japan et du Hitotsuyama Racing), le revenant Benoit Tréluyer a prouvé qu’il n’a rien perdu de son talent ! Le champion Super GT 2008 et triple vainqueur des 24 Heures du Mans profitait d’une stratégie audacieuse de WRT pour terminer au 6e rang après avoir effectué de nombreux dépassements en fin de course. Bien aidé par une Safety Car puis des pneus plus frais, le Français et son équipe belge étaient ainsi les meilleurs représentants du DTM. 

Auteur d’une belle remontée également, René Rast se classait 8e et Mike Rockenfeller 13e. Malheureusement, Loïc Duval ne pouvait pas profiter de ses bons essais qualificatifs puisqu’une sortie de piste lors du tour de mise en grille l’empêchait de prendre le départ.

Dimanche, Loïc Duval prenait sa revanche : il s’offrait la pole position lors d’une séance qualificative à nouveau humide. En course, alors que la piste s’était asséchée, le Français était victime d’une crevaison dès le 7e tour… Mais le représentant de l’équipe Phoenix profitait des trois neutralisation et il remontait avec panache jusqu’à la 2e place sous le drapeau à damier… avant d’écoper d’une seconde de pénalité pour une manœuvre un peu virile, glissant ainsi au troisième rang. 

Les autres RS 5 DTM intégraient aussi le Top 10 avec Mike Rockenfeller (Audi Sport Team Abt Sportsline), René Rast (Audi Sport Team Rosberg) et Benoît Tréluyer (WRT Team Audi Sport) respectivement 7e, 8e et 10e. Pour le représentant de l’équipe belge, on ne cachait pas certains regrets : la dernière Safety Car l’a empêché de remonter alors qu’il avait des pneus plus frais que ses concurrents. Mais ça fait partie de la course et l’essentiel n’était pas là : vu le spectacle proposé à Fuji, c’est avant tout le sport automobile qui a gagné ce week-end !

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